Comment affronter ses peurs en 5 étapes

Vous ne me connaissez pas, mais je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un gringalet. 1m80, 73 kilos, athlétique. Je n’ai aucune difficulté à m’exprimer en public, je n’ai pas peur de dire à mon patron ou à mon responsable que je ne suis pas d’accord avec lui, bref, je donne l’impression de n’avoir peur de rien.

Et pourtant si…..

Il y a des moments ou j’ai peur. Et dans ces moment là, j’hésite, j’abandonne, ou je remets au lendemain. Ce que je ressens m’empêche d’avancer et d’atteindre mes objectifs.

Vous êtes aussi dans ce cas ? Et bien continuez à lire pour découvrir pourquoi elles vous empêchent d’avancer, et comment vous en débarrasser.

Il m’est arrivé d’avoir peur de choses tellement simples que j’ai presque honte de les écrire ici…  Beaucoup de mes amis auraient du mal à me croire s’ils lisaient ça.

Mais nous sommes la pour apprendre, alors je me lance.

J’ai par exemple déjà eu peur d’appeler un collègue pour le relancer sur un sujet qui n’avançait pas (mais alors vraiment pas..), j’ai parfois hésité avant d’ouvrir un email contenant une réponse potentiellement négative, et j’ai parfois hésité à en envoyer de peur de recevoir une réponse désagréable.

Certains prétendent que la peur est nécessaire, que dans un sens, elle est bénéfique, car elle nous empêche de faire des choses dangereuses. Je serais 100% d’accord si nous étions encore au temps des dinosaures, et si je risquais la mort dans ma vie de tous les jours pour trouver de la nourriture. Mais ce n’est le cas pour aucun d’entre nous.

La peur n’est pas un atout, c’est un handicap, c’est un frein.

Elle est l’une des principales émotions qui guide nos actes et influence nos choix. C’est (trop) souvent elle qui nous fait abandonner ou qui nous fait remettre à plus tard ce que nous devrions faire aujourd’hui.

Si quelque chose nous empêche d’avancer dans notre vie de tous les jours, nous empêche d’atteindre nos objectifs ou de réaliser nos rêves, c’est bien la peur.

Quelques exemples :

C’est la peur d’échouer ou de passer pour un radin qui nous retient de contacter ce fournisseur pour obtenir de meilleurs prix.

C’est par peur de vexer, de passer pour un rabat-joie ou de dégrader une relation que nous n’allons pas faire remarquer à notre employé ou collègue que son dernier travail n’était pas suffisamment bon.

C’est la peur de passer pour un petit chef et un chieur que j’hésitais à relancer mon collègue.

C’est la peur de passer pour un idiot et la peur du regard des autres qui nous empêche de poser une question ou de dire que nous ne comprenons pas quelque chose.

C’est la peur de l’inconnu, de se retrouver sans argent ou de ne pas trouver mieux qui nous empêche de quitter notre job que l’on déteste et qui ne nous mène à rien et de nous lancer dans l’entreprenariat.

Je ne donne que quelques exemples. Chacun à ses peurs, et elles peuvent être différentes d’un individu à l’autre pour la même situation.

Personne n’aime avouer aux autres qu’il éprouve de la peur. Nous ne nous l’avouons même pas à nous même la plupart du temps. La peur est quelque chose de trop ridicule. Ce sont les enfants, les faibles, les peureux qui ont peur. Les adultes, eux, ne doivent pas la ressentir, et encore moins les hommes. Hors de question de passer pour un pleutre. Alors au lieu de les affronter, on se trouve des excuses pour ne pas agir :

  • J’ai quelque chose de plus important à faire d’abord.
  • Ça peut attendre demain/la semaine prochaine/l’année prochaine.
  • Ce n’est pas si important, grave ou urgent que ça.
  • Ça va certainement s’arranger tout seul.
  • Je n’ai pas envie de la faire maintenant.
  • Finalement, la situation actuelle n’est pas si terrible que ca
  • Et s’il se passait ça ou ça ? (« ça » étant forcément quelque chose de TERRIBLE et d’INSURMONTABLE)

Etc. (vous pouvez ajouter vos propres excuses si vous voulez)

Pourtant, tout le monde à des peurs, des insécurités, et c’est normal.

Il est donc acceptable d’avoir peur. Ce qui est inacceptable en revanche, c’est de laisser la peur nous contrôler, nous empêcher de prendre d’avancer, voire  de prendre des risques.

Mais comment faire me direz vous pour affronter ses peurs.

Et bien c’est très simple.

Etape 1 : Accepter ses peurs

Comme je l’ai dit plus haut, c’est normal. Tout le monde a peur.

Acceptez-le. Après tout, vous êtes comme tout le monde. Pourquoi ne pourriez-vous ou ne devriez-vous pas ressentir la peur, ne serait-ce qu’un petit peu ? Il arrive de ne pas vouloir regarder les choses en face et de ne pas vouloir accepter ce qu’on ressent pour ne pas passer pour un faible vis à vis de soi même. Mais c’est stupide, car ce n’est pas ressentir la peur qui fait de vous quelqu’un de faible, mais c’est de ne pas l’affronter et de la laisser vous dominer.

Demandez-vous de quoi vous avez peur. Listez toutes les choses horribles qui vont vous arriver si vous passez à l’action.

Etape 2 : relativiser

La deuxième étape est de relativiser. Ce dire que ce dont nous avons peur n’est pas si terrible que ça.

Passer pour un imbécile, ou demander une augmentation va-t-il vous faire tomber malade, faire du mal à votre famille ou vous coûter tellement d’argent que vous devrez hypothéquer votre maison et que vous vous retrouverez à la rue ?

Bien sur que non.

Et la plupart du temps, ce que vous imaginez ne se produira même pas.

Cette citation de l’écrivain Mark TWAIN résume d’ailleurs très bien cet état d’esprit :

« Ma vie est une somme de terribles malheurs, dont la plupart ne sont jamais arrivés »

Reprenez votre liste, et demandez-vous si ce qui peut arriver est vraiment si terrible que ça.

Etape 3 : prendre conscience qu’il est bon d’échouer

Et oui, échouer est bon pour vous. C’est en vous trompant que vous apprendrez.

Prenez conscience qu’en essayant et en échouant, vous apprendrez ce qui ne marche pas et vous éviterez de le reproduire la prochaine fois.

Imaginons que vous vouliez parler d’un travail mal fait à un collaborateur, et que cela se passe vraiment mal parce que vous vous y êtes mal pris. Certes, votre relation risque de se dégrader avec la personne (pour quelques jours mais pas plus), mais la prochaine fois, vous saurez ce qu’il ne faut pas faire. Vous irez voir quelqu’un d’autre, et vous réussirez! Vos précédents échecs vous auront aidés.

Etape 4 : Se préparer

On a toujours plus de chances de réussir si on se prépare.

Vous ne pouvez pas arriver dans le bureau de votre patron et taper du point sur la table en lui criant au visage :

“DONNE MOI UNE AUGMENTATION, MAINTENAAAAAAAAANT!!!!!!!!”

(Dans ce cas là, alors oui, toutes vos peurs vont se réaliser, et peut être même plus…)

Non, vous devez vous préparer, du début à la fin. Ca vous permettra d’anticiper les obstacles, et de penser à des parades. Posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que vous voulez vraiment ? quels sont vos objectifs ?
  • Comme allez-vous amener le sujet ?
  • Quels sont les arguments en votre faveur ? Quels sont les faits ?
  • Quels sont les objections possibles de votre patron, et comment les contrer ?
  • Qu’est ce qui risque de mal se passer ?

N’hésitez pas à aller sur internet pour trouver des conseils sur ce que vous voulez faire. LE web est une mine d’or

En vous préparant, vous minimiserez le risque d’échec. Vous aurez donc moins peur.

Etape 5 : se transformer en gladiateur (ou en Spiderman, comme vous voulez)

Imaginez que vous êtes un gladiateur, un soldat, ou un super héros, et que vos peurs sont vos ennemis. Est-ce que vous allez laisser vos ennemis vous dominer et vous mettre à terre ? bien sur que non! Vous allez les anéantir, les défoncer!

Ne laissez pas la peur vous retenir, ayez confiance en vous. Les soldats et les gladiateurs ont peur, mais ils avancent. Vous ne le savez peut être pas encore, mais vous possédez des ressources incroyables.

Passez à l’acte, et une fois cela fait, vous vous direz que finalement vous n’êtes pas mort, que ce n’’était pas si difficile que ça, ou que c’était un moment délicat à passer, mais ça en valait le coup.

Il est capital, si on veut évoluer dans la vie, d’avoir conscience de ses peurs, et de leur faire face. Vous avez des ressources et des capacités que vous n’imaginez pas.

Analysez-les, et comprenez-les. N’en ayez pas honte. Vous vous rendrez compte dans bien des cas que leurs sources sont parfois infondées, et même un peu ridicules. Mais ce n’est pas grave. Vous avez le droit d’avoir peur.

Je vais terminer cet article par une citation de Frank Herbert, tirée de la saga DUNE, concernant la peur. Lisez la attentivement, apprenez la, et répétez-vous la plusieurs fois quand vous avez peur.

“Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur mon chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.”

Vous pouvez télécharger la version audio içi

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